La fin du support de Windows 10 approche à grands pas : le 14 octobre 2025, Microsoft cessera officiellement de fournir des mises à jour de sécurité pour son système d’exploitation, encore utilisé par des centaines de millions de personnes dans le monde.
Alors que la pétition « Non à la taxe Windows » continue de gagner en visibilité, Microsoft a finalement répondu à la lettre envoyée en juin par l’association française HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée). Dans ce courrier, la firme de Redmond évoque une mesure inédite : les particuliers européens pourraient bénéficier gratuitement d’un an de mises à jour de sécurité via le programme ESU (Extended Security Updates), à condition d’utiliser un compte Microsoft.
Une annonce qui pourrait sembler encourageante… mais qui reste floue et incomplète.
Un geste symbolique, mais sans garanties
Jusqu’ici, profiter gratuitement du programme ESU nécessitait d’activer la sauvegarde OneDrive, ce qui impliquait la synchronisation des fichiers personnels avec les serveurs de Microsoft. Une condition jugée problématique par de nombreux utilisateurs soucieux de leur vie privée.
Avec cette nouvelle approche, réservée aux particuliers européens, il suffirait désormais d’utiliser un compte Microsoft pour se connecter à Windows, sans obligation de passer par le cloud. Un allègement bienvenu… sur le papier.
Mais dans les faits, l’annonce reste très limitée : aucun communiqué officiel, seulement un courrier adressé à une association française. Pour une mesure qui pourrait concerner des millions d’utilisateurs, l’absence de transparence interroge.
HOP réclame des garanties claires
Dans un communiqué publié le 24 septembre, HOP se dit très sceptique. L’association demande à Microsoft de sortir du flou et d’apporter rapidement :
- Une prise de position publique claire et accessible,
- Des conditions d’éligibilité précises et transparentes,
- Et surtout, une extension automatique pour tous les utilisateurs concernés, sans démarches complexes.
Car à moins d’être très attentif à l’actualité tech ou proche d’une association de consommateurs, la plupart des utilisateurs ignorent totalement cette possibilité. Beaucoup croient encore qu’après le 14 octobre 2025, leur PC cessera purement et simplement de fonctionner.
Une mobilisation qui prend de l’ampleur
Malgré cette réponse jugée insuffisante, la mobilisation continue. La campagne « Non à la taxe Windows », portée par HOP et 21 autres organisations françaises, ne cesse de gagner en visibilité. La pétition lancée mi-septembre a déjà dépassé 38 000 signatures.
Un chiffre qui illustre bien l’ampleur du mécontentement. Derrière la question des mises à jour, c’est aussi le modèle de Microsoft qui est remis en cause. Les associations dénoncent une forme d’obsolescence logicielle déguisée, qui pousse à l’achat de nouveaux ordinateurs alors que ceux existants restent parfaitement fonctionnels.
Un problème qui touche à la fois au pouvoir d’achat des ménages et à l’impact environnemental de l’industrie tech.
Conclusion
L’annonce de Microsoft d’offrir un an de mises à jour de sécurité gratuites aux Européens via le programme ESU semble être un premier pas. Mais faute de communication claire et officielle, elle apparaît davantage comme un geste symbolique que comme une véritable avancée.
À un an de la fin du support de Windows 10, la pression monte : entre les associations, les utilisateurs et la pétition qui ne faiblit pas, Microsoft devra tôt ou tard sortir du silence et clarifier sa position.
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