Si vous êtes comme beaucoup de gens, vous ou un membre de votre famille avez un Chromebook d’entrée de gamme qui prend la poussière dans un placard depuis des années. Je fais partie de ces personnes et j’ai finalement décidé de mettre le mien à profit en y installant Linux pour en faire un petit serveur. Voici ce que j’ai fait, et ce que j’ai obtenu.

Pour référence, le Chromebook utilisé est un Samsung Chromebook 3 (XE500C13) acheté en 2015. Il a donc eu largement le temps de devenir obsolète à cause de ses ressources limitées et de l’évolution de ChromeOS au-delà de ce pour quoi il avait été conçu. J’avais déjà déverrouillé le bootloader il y a quelques années pour y installer une distribution Linux de bureau, mais le matériel le rendait à peine utilisable en tant qu’ordinateur principal.

En revanche, un serveur basique nécessite bien moins de ressources, ce qui fait du Chromebook un très bon candidat pour ce type de réutilisation.

Fixer les attentes

Lors de la mise en place d’un serveur, il est important de partir avec un plan clair et une bonne compréhension du matériel dont on dispose.

Dans mon cas, il s’agit d’un appareil très modeste: seulement 16 Go de stockage interne, un processeur Celeron double cœur à 1,6 GHz et 4 Go de RAM. Ce n’est évidemment pas impressionnant, mais c’est largement suffisant pour faire tourner des services légers.

Sachant cela, j’ai décidé d’héberger un simple agrégateur de flux RSS, en l’occurrence FreshRSS, que j’utilise déjà quotidiennement sur un Raspberry Pi. Ce service est léger, nécessite peu de stockage et se contente essentiellement de récupérer périodiquement des flux depuis Internet. C’était donc un choix parfaitement adapté à ce type de machine.

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Il a d’abord fallu le « jailbreak »

Avant toute chose, il faut effacer ChromeOS pour pouvoir installer Linux.

Il n’existe malheureusement pas de méthode universelle : la procédure dépend beaucoup du modèle exact de Chromebook. Certains nécessitent des manipulations matérielles, d’autres seulement des commandes logicielles.

Dans mon cas, j’ai dû ouvrir physiquement l’appareil pour retirer une vis de protection en écriture située sur la carte mère. Tant que cette vis est en place, il est impossible de modifier le firmware et d’installer un autre système.

Je recommande donc fortement d’identifier précisément votre modèle et de rechercher des tutoriels spécifiques à celui-ci. Cela permet d’éviter les erreurs et de suivre une procédure éprouvée.

Le guide que j’ai utilisé provenait du site MrChromebox.tech, qui propose également un script automatisant la majorité des étapes. C’est une excellente ressource, même si la procédure reste relativement technique. Le guide d’iFixit, qui s’appuie aussi sur les outils de MrChromebox, est un peu plus accessible pour les débutants.

Quelques accessoires nécessaires

Lorsqu’on configure un serveur, il est toujours préférable d’utiliser une connexion filaire plutôt que le Wi-Fi. Un câble Ethernet offre une meilleure stabilité, une latence plus faible et, en général, de meilleures performances.

Or, mon Chromebook ne dispose pas de port Ethernet intégré : uniquement des ports USB-A. J’ai donc dû utiliser un adaptateur Ethernet vers USB-A pour le connecter à mon routeur via un câble réseau.

C’est un petit détail, mais il est essentiel si vous voulez que votre serveur soit fiable et accessible en permanence.

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